vendredi 30 décembre 2011

La vie est une tuerie


J'ai essayé. De me coucher tôt pour voir l'aube se lever. D'arrêter de boire et même de fumer. D'écouter mes enfants rire. De sentir le sommeil me gagner. De marcher dans la garrigue en regardant la rosée perler. J'ai essayé. De lire le soir pour sentir le sommeil me gagner. De ressentir l'amour, ou même la haine. Non, juste de l'apathie. Même plus d'empathie.



Mais de sentir l'automne perler. De regarder le ciel un soir d'hiver. De boire un café en souriant à la vie. De tenter de parler aux arbres et d'écoute leur musique. De regarder le sapin scintillant de nuances. D'écouter les murmures de l'aube et ses promesses. Je n'ai pas pu. Je ne sais plus.
Alors je me suis dit,
Le temps passe et emporte avec lui ses secrets, un Dieu existe et te promet, demain, tout ne sera plus que ce que tu en feras.
Et j'ai dormi.
Plusieurs nuits.
Hantée de cauchemars plus réels que la vie. Tellement empreints de vide qu'au réveil, ça suintait de sentiments vécus et d'odeurs respirées. Inhalés, au hasard d'une vie.
J'ai tu, j'ai tu, j'ai tu. Puis devant le silence de journées torturées, j'ai parlé. Un mur a résonné. Le mur que j'ai épousé.
L'époux dort, malgré la nuit qui m'habite.L'époux dort du sourd sommeil de celui qui sait mais qui n'a plus à donner.
Les nouvelles que je lis ne me révoltent plus. Ce que j'en pense, ce que j'en disais, n'évoquent plus de colère. Le monde va. Le monde crie. Le monde est ce qu'il a toujours été : un microcosme de personnalités qui s'affrontent pour des idées.  Elles sont vraies, elles sont fausses, elles s'opposent. Mais elles sont.
Quelle chance d'en avoir.
Ce que j'en dis.

samedi 3 décembre 2011

Intouchables :Touche pas à mon Pote.



La critique qui  jaillit de la plume d'intellos en manque de reconnaissance est souvent insupportable. Intouchables dépasse les dix millions d'entrées? Que diable! Les Français sont des veaux…



Je suis, je l'avoue, plutôt bon public. Pour autant, je conserve un esprit critique qui m'aide à mesurer la qualité d'un film même s'il ne me plaît pas.
Intouchables, je l'ai vu avec mes enfants, toutes générations confondues. J'ai aimé. C'est un fait. Mais le film a parlé aussi au petit de 9 ans comme au grand de 16 ans. Alors de deux choses l'une.
Soit nous sommes tous débiles dans cette famille de cinéphiles avertis (pas moi, les autres membres, cinéphiles je veux dire. Débile, j'assume seule).
Soit il fallait qu'une certaine critique élitiste fustige le film parce qu'il plaît. 
Cette même critique bien pensante, bien gauchisante, qui traitait déjà à l'époque Amélie Poulain d'oeuvre nationaliste.
Alors nous y sommes. Intouchables "ruiselle de bons sentiments" dixit Frédéric Strauss et Pierre Murat de Télérama, pour ne citer qu'eux.  
M'est avis pourtant que les clichés dont j'avais peur ont été soigneusement évités. En même temps, comme dirait l'autre, si la comédie ne permet plus de s'amuser des dits clichés, on retourne tous à nos Truffaut. Et basta. Sûre que les CriticoCyanurisésDuCiboulot aiment tout autant que les Resnais.
"Pas de rythme" selon nos cerveaux téléramasteurisés. 
"Une technique fadasse qui userait et abuserait de contrechamps". 
Ah voilà! Fallait placer un "terme" pro pour finaliser le torche-cul. C'est fait.
Ben les gars, moi j'ai juste envie de vous aligner, du haut de mes 160 cm, tout plein de claques. 
Parce que la comédie est un genre délicat à traiter, j'ai aimé Intouchables.
Parce qu'il est plus facile de susciter les larmes que le rire : j'ai aimé Intouchables.
Et parce que le film français excelle en matière d'émotions, de sentiments, mêmes s'ils sont bons : j'ai aimé Intouchables. Et pas "Les petits mouchoirs".
J'ai aimé Donoma aussi et dans un autre genre, comme beaucoup de veaux franchouillards cinéphilo-adeptationnables dont Télérama souhaite l'extinction totale…
M'enfin, ce que j'en dis...

vendredi 2 décembre 2011

République, nique, nique.


C'est drôle comme le gouvernement en place a bien appris à conjuguer le mot rigueur. Sauf à la première personne. L'UMP emménagera bientôt dans son tout nouveau siège : une bagatelle de 5 500 M2 à 40 millions d'euros. 
Quand on vous dit que c'est la crise…



Je dépense, tu économise, il trime, nous critiquons, vous bossez, ils trinquent. 
En matière de rhétorique, l'UMP sait y faire. D'ici deux semaines, ni vu, ni connu, le parti de la majorité déménagera dans ses nouveaux locaux en plein coeur de Paris.
Une magnifique façade de verre, une salle de conférence de 800 places, baignée de lumière et cing étages de bureau. Combien de nains à la communication? Gageons sur une trentaine. 
Et cerise sur le gâteau, cette déclaration en coulisse reprise par la Parisien : "Vu le contexte, on ne va pas faire d'inauguration en grande pompe. Ce serait mal vu… L'heure est à la sobriété."
Sobriété. Quel mot étrange! Absent visiblement du vocabulaire sarkoziste qui lui préfère préciosité, royauté. 
Il pourrait rimer avec égalité, fraternité. Voire liberté. 
Trois jolis termes inventés du temps ou république ne rimait pas encore avec nique.
Mais vous savez ce que j'en pense...

mercredi 30 novembre 2011

Le feuilleton DSK, c'est Dallas en plus salace.


Je soupçonne l'avocat de Nafissatou Diallo d'abuser de la coke. Son imagination débordante transporte les réalités dans une dimension tellement sidérale que ç'en est aberrant. Dommage. Douglas Vigdor et ses procédures fumeuses continue de décrédibiliser les accusations de la femme de ménage du Sofitel.



DSK, ces derniers temps,  bénéficiait du doute. La théorie du complot commençait à faire flancher jusqu'à ses pires détracteurs. 
Hop, un coup de baguette magique et retour à la case départ.  Une vidéo surprise jaillit à point nommé. Une jeune femme blonde aurait passé la nuit précédant l'agression avec l'ex président du FMI. 
Jusque là, vous suivez. Moi aussi. Du moins je croyais.
Le lien avec le "viol" de l'employée m'échappe…
Et pourtant, l'avocat s'étrangle depuis hier dans la presse à coups de "vous voyez! vous voyez! cet homme est coupable!'
Non, je ne vois pas. Douglas Vigdor s'explique:
"En rentrant à l'hôtel ce soir là, DSK a tout fait pour faire penser qu'il rentrait seul. La jeune femme est entrée 30 secondes après lui dans le hall. Cet homme cache quelque chose, nous découvrirons quoi"
C'est affligeant. 
En plus d'attenter de manière de plus en plus virulente à la vie privée d'un homme, un juriste à la skyzophrénie développée joue d'écrans de fumées discutables pour noyer le poisson. En l'occurrence, Nafissatou Diallo qui perd encore de sa crédibilité. Non parce qu'elle aurait menti. Mais parce que son avocat est un joueur de poker averti qui, à force de s'inventer des mains, fait passer sa victime pour une fabulatrice patentée.
Parce que si DSK a effectivement passé la nuit avec une bombe sexuelle, la thèse de l'agression au petit matin tombe un peu à plat, sans jeu de mot. 
M'enfin, c'est juste ce que j'en pense...

mercredi 23 novembre 2011

Les pièces jaunes virent au rouge...


Une info dans l'Express qui passe inaperçue : l'opération Pièces jaunes coûte plus qu'elle ne rapporte. Un élu de Montélimar témoigne…



L'opération Pièces jaunes gagnait sa légitimité avec le franc. L'euro l'a Tuer.
Moins de don, plus légers. Une organisation de plus en plus lourde, soutenue par les communes. Collecter les sous coûte désormais bien plus que ça ne rapporte. 
Mais chaque année, Bernadette Chirac, obnubilée par sa BA-titude, continue de battre ses campagnes au nom de la solidarité. Laquelle? A vous de voir.
Selon Marcel Magnon, conseiller municipal de Montélimar, la facture, pour la virée de l'ex première poule de France s'élève à 80 000 euros. Pour, tenez-vous bien, 10 000 euros de recette. Ma tirelire en frémit. 
Le déplacement de 130 personnes dans le Sud, et pour une seule commune, a été entièrement payé avec un chèque de l'association "Opération pièces jaunes".
Ce soir c'est décidé, je brieffe mes mômes et je casse leurs idéaux. A défaut de leur cochon rose. 
Promis, je leur donnerai encore des centimes à distribuer. 
Mais chez Macdo en pensant naïvement que Ronald ne prendra pas l'Air Force One pour récupérer ses boîtes.
Mais vous savez, ce que j'en pense, c'est un peu comme ce que j'en dis...

jeudi 17 novembre 2011

On piétine bien les cadavres...


Toute journaliste que je suis, la presse écrite m’agace profondément ces derniers temps.  Dsk et ses mines hagardes en Une, je ne supporte plus. Quel est l’intérêt, autre que purement lucratif, de s’acharner contre un homme qui s’est de fait exclu de toute vie publique?

Car c’est bien le fond du problème. "Banane en rut" n’est plus présidentiable. Ni ministrable.  Il ne pourra plus jamais représenter quelconque institution française ou européenne. Il retombe dans le domaine, non pas public, mais privé. Sa vie, son sexe, ses érections, ne concernent plus que lui et ses proches. Ses victimes aussi mais nous avons des instances en France pour faire régner le droit et la loi. Soulignons au passage que la présomption d’innocence ne semble pas très observée cédant sa place à la chasse aux sorcières et autres sms douteux...
Que nous autres citoyens, ne voulions pas d’un âne en rut à la tête du gouvernement, c’est une chose. Que la presse abatte un homme qui briderait un mandat malgré un comportement pour le moins sexuellement déviant, soit. C’est ce qu’on attend d’elle.
Mais aujourd’hui, la situation a changé. En s’attaquant à DSK, les médias piétinent un homme à terre et ravagent son entourage. Or l’homme est redevenu un quidam. Privé à tout jamais d'une existence publique.
Une affaire de moral? L’Express comme le Nouvel Obs s’acharnent sur le cadavre. Au nom de l’éthique? Non. Au nom de l’argent. Dsk se vend bien. La presse française vomit sa haine à la manière de ses confrères britanniques et ce n’est pas à son honneur.
Je pense à Anne Sinclair. je pense à leurs enfants respectifs. Et j’ai honte.
M’enfin, moi, ce que j’en dis...

lundi 14 novembre 2011

Haro sur la culture!


Le livre, le disque, le ticket de cinéma sont devenus des biens de luxe. Une mutation en forme d'abêtissement signée Sarkozy. Tous les produis culturels, hormis le théâtre et la presse écrite, sont désormais taxés à 7% au lieu de 5,5.
Une honte.



Un plan d'austérité pour éviter la faillite. Et la culture première cible du gouvernement. Une hypocrisie démagogique de plus de la part de mister bling-bling qui préfère surtaxer le loisir plutôt que les Rolex. 
Lang, mon ami, reviens parmi nous! Tandis que Malraux se retourne dans sa tombe, Sarko s'enterre dans une politique résolument aculturée qui risque, à long terme, de pénaliser gravement une France dont les cerveaux ont de plus en plus tendance à fuir vers l'étranger.
Jusqu'à présent, les mesures de rigueur évitaient soigneusement de toucher au patrimoine intellectuel, artistique du pays. Même la droite ne prenait pas le risque d'amoindrir les biens culturels. Aujourd'hui, les refuges de l'esprit n'ont plus la cote et l'exception française sombre dans la plus sourde indifférence.
J'expliquerai donc à mes enfants que je n'ai plus les moyens d'acheter des livres. Qu'ils n'ont qu'à télécharger leurs zique sur internet. Que le streaming existe pour mater tous les films. Que le droit d'auteur et la propriété intellectuelle coûtent trop cher pour moi et que de toutes les façons, la culture est un fardeau pour l'esprit. Une arme redoutable qui pourrait leur donner des idées de rébellion. 
Haro sur l'intello. La culture en pâture. Les bouquins au tapin. 
Enfin, moi, ce que j'en dis...

samedi 12 novembre 2011

France Soir, nouvelle voie (voix) du FN?

France Soir ne va pas bien, c'est un fait. Mais son propriétaire lui remue le couteau dans la plaie en annonçant son désir de voter Le Pen à la présidentielle.



Plus mort que mort. C'est un peu l'état d'esprit des journalistes de France Soir depuis vendredi. 
Car non seulement Alexandre Pougachev maintient sa décision de licencier 89 rédacteurs sur 120 et se dit près à vendre son canard pour un euro, mais en plus il renchérit en clamant son désir de voter Marine Le Pen en avril prochain.
La Société des Journalistes e exprimé  sa consternation la plus vive après cette annonce en forme de provocation.
Car quoi… Bien sûr l'homme est libre de voter pour le candidat de son choix. 
Mais en représentant d'un quotidien, et donc indirectement, d'une certaine idéologie, c'est l'ensemble de sa rédaction qu'il entraîne dans son sillage.
Alors France Soir, repreneur idéologique du FN?
Vous savez ce que j'en pense...

jeudi 3 novembre 2011

La tempête : héros du jour

L'Hérault en alerte rouge. Un petit air cyclonique souffle sur Montpellier!
Grosse panique à la cellule de crise relayée par la FM aux accents alarmistes : on se croirait en temps de guerre. Tous aux abris!



Ecouter la radio, ce soir à Montpellier, c'est avoir l'impression de vivre la fin du monde! Des villages inondés, des rafales de vent à décorner tous les coculs de Navarre, des vagues monstrueuses… C'est l'apocalypse. Visiblement. 
J'invite les habitants du royaume de Septimanie à aller faire un stage à la Réunion, en période cyclonique… Ou même sur l'île de Sein pour la Toussaint.
C'est vrai que la tempête gagne en ampleur, ici. C'est vrai que pour une fois, il pleut depuis deux jours. Il est vrai que le vent fait hurler les branches d'oliviers et que la cime des pins balancent harmonieusement.
"Mais enfin, c'est de saison!" me rappelait ce soir le garde-champêtre venu tout spécialement évacuer les écoles.
De saison, oui ma brave dame. Après la canicule, voici la tempêtule, et bientôt l'hiver avec ses gelitudes. 
Mais quand il pleut ici et qu'il vente par dessus, chacun perd ses moyens. Au point qu'on nous conseille de bien rester calfeutrés chez nous. C'est vrai que de se manger un mimosa en pleine tronche ne séduira personne. 
Enfin, moi ce que j'en pense...

dimanche 30 octobre 2011

Dans la série VDM…

Petite randonnée en famille aujourd'hui. Une marche épicée du côté de la garrigue. Les filles à la traîne et le chien en avant, gravissant une cote caillouteuse et pénible. 
Une mamie s'arrête et s'alarme du sort réservé au clébard…



Bon, c'est vrai que nous n'étions pas partis pour franchir le rubicon. Tout au mieux respirer les derniers relents de l'été indien. 
Pas franchement équipés pour randonner en somme. 
L'homme devant, en éclaireur, le regard altier et la démarche fière. 
Moi derrière. 
Vraiment derrière. Haletante et geignant comme de bien entendu. 
Fantine et Capucine semées beaucoup plus loin. 
Visiblement surprises par notre très soudain élan sportif, elles n'avaient pas encore commencé à pleurer. 
Et Gaïa. Ah, Gaïa! Ivre de joie, soulée d'air frais. 
Haute comme trois pommes mais putain, très en forme. 
Elle remontait la file en jappant à tue-tête pour redescendre en flèche et remonter plus vite. 
Redescendre, remonter, redescendre, remonter. 
Gaïa faite Sisyphe pour notre énervement le plus certain.
S'arrête à ma hauteur une mamie offusquée. Je le vois à son air. M'interpelle et me dit de son air outragé : "Mais enfin, vous pensez à ses articulations?".
Je lui réponds, sourire aux lèvres, d'un ton grinçant : "Mon mari? Oh, vous savez, il est plus jeune qu'il en a l'air…."
Choquée, la vieille enchaîne : "Votre chien madame, vous n'êtes pas prudente!"
VDM… Mais vous savez ce que j'en pense...

vendredi 21 octobre 2011

De la ressemblance du bébé Sarko à son papa.

Carla Bruni ne veut pas que la presse tourne autour du berceau. 
Je ne vois qu'une raison à cela. 
La petite ressemble à son papa...



Pour ma part, il n'y a pas d'autre explication. Carla Bruni avait aimé se voir photographiée main dans la main avec son nain, sur les épaules duquel était perché son fils (pas celui du nain si vous avez suivi). 
Quant à Cosy, il a usé de tous les clichés possibles et imaginable de p'ti Louis costard 16ème légendé "bonne chance mon papa". 
Alors pourquoi ne pas nous montrer la grenouille née mercredi?
Première idée : Sarko change de tactique pour la Présidentielle. Devant le lièvre Hollande, il se mue en tortue. C'est pas bête, moins il en dit, moins il raconte de conneries. 
Deuxième tendance : Il vient de se rendre compte que la poeple-isation nuit à son image et qu'en temps de crise, la décence peut parfois l'emporter sur le voyeurisme (notez que je n'y crois pas une seconde…)
Troisième raison : l'enfant lui ressemble, je ne vous fais pas de dessin. Et effectivement, on ne préfère pas voir le tableau.  
Enfin, moi, ce que j'en pense…

mardi 18 octobre 2011

Si la politique m'était contée.

Si la droite ne se reconnaît plus dans Sarko. Que la gauche vote Hollande par défaut. Qu'advient-il de nos idéaux…
Si et seulement si, comme le récitait ma prof de maths...



Fut un temps où tout un électorat était porté, voire transporté, par un seul candidat. Un homme au charisme affirmé, aux idées persuasives (non, ce n'est plus un pléonasme), à l'oration facile, à la stature républicaine. Un temps révolu ou suis-je devenue vieille bique?
Je ne sais plus. J'ai juste en souvenance ces temps magiques qui précédaient tout scrutin. Où les sondages ne lisaient pas encore l'avenir. Où chez le boucher on captait des tendances. Ou au marché on se gourmandait en riant sous l'oeil conciliant des porteurs de tracts. Souvenance aussi de l'image du président fraîchement élu qui apparaissait en carrés pixellisés sur l'écran de ma télé. 
Le dernier en date, vous l'avez compris, avait toute ma confiance. C'était en 81. Et pourtant, celui là même a sonné le glas de la vraie démocratie républicaine. Et ouvert la voie du mensonge, de la médiatisation à outrance et des passe-droits.
On me dit de gauche? Nenni de chez nenni. J'ai aimé chez Chirac cette propension à sourire de lui même, à grimacer son image. J'ai aimé chez lui toute une France populaire remise au goût du jour (merci Giscard). Je me suis délectée du peu de distances qu'il mettait à converser, juste avec plaisir, avec l'exposant de Charolaises à la foire agricole de Beauvais (elle existe?). J'ai aimé aussi ses idées, ses décisions qu'on a traitées de faibles et que moi, je trouvais mesurées. Juste justes. Equilibrées. Un président n'est pas un Dieu. Pas en France tout du moins.
J'ai haï chez Mitterrand cette arrogance froide, toutes manipulations sorties pour couvrir le pouvoir. Etre de gauche n'est certes pas acter avec démagogie mais être près du peuple relève d'un art certain.
Enfin, d'un certain art.
DSK l'avait compris. Mais ses couilles l'ont trahi.
Fillon tient le filon. Saura-t-il s'échapper d'un théâtre où la scène, peuplée d'ectoplasmes aux idées stériles et empruntées du mythe républicain s'agitent en tous sens?
Séguéla, revient parmi les tiens. La politique a besoin de peps pour nous faire croire, qu'encore, on peut changer le monde. 
Enfin, moi, ce que j'en dis….

Bing bling contre bisounours. L'enjeu 2012.

François Hollande, sous son air bisounours, serait un homme dangereux. C'est du moins l'avis de François Fillon qui semble se méfier de la bonhommie du chamalow rose. Que n'inventerait pas la droite pour se réapproprier l'audimat?



Que la gauche telle que nous la redécouvrons aujourd'hui soit inadaptée à la crise, soit. C'est un concept qui se défend. D'autant que Fillon apparaît ces derniers temps comme plus légitime que son nain de jardin. Il est l'heure pour lui de se "placer". Il devient bancable.
De là à présenter Hollande comme un danger, on frôle l'hérésie. 
Vendre du rêve, moi je pensais vraiment que c'était le rôle des politiques. Je me serais donc trompée? Il y aurait des leaders gonflés de charisme ET de projets? 
Aberration!  Anachronisme! Un pléonasme pour dire Hollande en langage bisounours, sans doute...
Mais oui nous voulons du rêve monsieur Fillon! On en a bouffé, de la crise, depuis l'avènement de votre ballet dansant aux couleurs Cartier conjuguant Johnny et Mireille sur la "cène" de l'avènement Sarkosy. 
Si c'est un rêve monsieur Fillon de ne plus être pris pour des cons, alors rêvons!
François Hollande n'est pas dangereux. Il espère monsieur Fillon. Il aspire à s'entourer d'âmes pensantes pour repenser demain. Pour que mon fils redécouvre l'envie de devenir quelqu'un. Parce que, monsieur Fillon, la France de Sarkosy tue la démocratie. Parce que monsieur Fillon, à ma génération, on sait encore que la République supporte mal les oeillères.
Alors je n'irai pas, monsieur Fillon, jusqu'à prétendre qu'Hollande est un grand homme. Certes non. Mais j'invoque la politique du moins pire. Mille Hollande à la tête du gouvernement resteront toujours moins dangereux, et je pèse mes mots, qu'un Sarkosy vénal et inculte à la tête de mon pays.
Enfin, moi, ce que j'en pense, monsieur Fillon, c'est que je préfère mâter en boucle "la petite maison dans la prairie" plutôt qu'"Alien s'en va t'en France". 

mercredi 12 octobre 2011

Sarko frappé d'amnésie.

Sarkosy se rebellait hier contre le "quatrième tour" de la Présidentielle, en l'occurrence la primaire socialiste. Pour des raisons qui lui appartiennent. Mais mon bling-bling doit souffrir d'amnésie passagère. Depuis Chirac c'est contagieux. il oublie qu'il est lui même l'inventeur de ce nouveau suffrage…




Alzheimer ou manipulateur… Les deux mon Général. Nicolas Sarkosy est apparu hier profondément agacé après le battage médiatique né de la primaire socialiste. Et se réfère à de Gaulle en parlant d'un scrutin contraire aux idées inhérentes à la Vème république...
Agacé donc. Et pour cause. Non seulement Blinguy perd la vedette, mais en plus sa position même de candidat naturel de la Droite est remise en cause. Ses lieutenants, Fillon et Accoyer en tête, trouvent opportun la conduite des Roses, celle de laisser au électeurs de choix d'un candidat. Mais c'est aussi une manière de signifier à Sarko qu'il n'est peut-être plus l'évidence de l'Ump.
Agacé encore, mon nain de jardin. Au point d'en oublier ses propres agissements. Car souvenez-vous qu'à l'aube de la campagne de 2008, il avait lui même plébiscité ses troupes pour devenir l'unique et l'essentiel candidat. Au détail près du scrutin, l'idée d'une "primaire" à l'époque ne lui semblait pas tant anti-démocratique. Mémoire courte excusera-t-on. Sans doute. C'est un virus fort répandu chez nos politiques.
Mais vous savez ce que j'en pense….

vendredi 7 octobre 2011

Et Eve croqua la pomme...

La Une de Libé ce matin, l’Apple de Steve Jobs sur fond noir, m’interpelle et m’angoisse à la fois... D’accord, le gars était un génie, sorte de visionnaire des temps modernes... Mais enfin son décès n’entraîne pas six pieds sous terre toute une génération meurtrie d’artistes inconsolables de perdre leur maître à penser.

Une rétrospective d’anthologie... Steve Jobs peut être fier depuis son nuage : la presse française lui rendait ce matin un hommage ditirambique. Démesuré à mon goût.
Bien sûr que le personnage en impose. La marque à la pomme a révolutionné l’informatique. Mais je garde à l’esprit l’édition collector publiée à la mort de Bashung. Et je ne peux m’empêcher de comparer ce qui ne peut pas l’être.
Ou alors suis-je vieille France... Du style à considérer que seuls les artistes et autres poètes sont dignes de l’emporter au paradis. C’est vrai je l’avoue. Je ne reconnais à Steve Jobs qu’un talent des affaires quand j’admire chez l’homme sa propension a créer, conjuguer, dessiner, écrire, modeler, composer. Bref, toutes ces arts profondément humains qui nous aident à mieux vivre, parfois même à survivre dans un monde où, justement, on en vient à se réfugier derrière un écran pour ne plus affronter l’autre.
M’enfin, vous savez ce que j’en pense. Ou du moins ce que j’écris derrière mon Mac. Sans qui, n’ayons pas peur des mots, je ne serais rien.

dimanche 25 septembre 2011

Le sénat : Et rosir, de plaisir!

Vous en rêviez? La gauche l'a fait… C'est le nouveau slogan des Roses après les sénatoriales. A droite et à sept mois de la présidentielle, on ne sait plus à quel remaniement se vouer….



Majorité absolue au sénat : la gauche frappe fort. Même avant l'élection le 1er octobre du nouveau président du sénat, les dés sont jetés. "Une victoire historique" assène Harlem Désir, relayée par Cécile Duflot pour les verts. Certes, mais ne nous en laissons pas conter.
A plus de six mois de la présidentielle, les Français ne votent plus forcément pour une idéologie, mais davantage de manière épidermique. La crise les frappe. L'angoisse les gagne. Sarkosy les fâche. Mardi prochain, les fonctionnaires grèvent…
Ce scrutin leur offrait l'occasion de connecter le fil rouge sur le bouton rouge. Dire pour autant qu'ils ont basculé à gauche serait aller bien vite en besogne. Jamais, ou rarement, au cours de l'histoire républicaine, un parti au pouvoir n'a eu l'assurance de gagner le scrutin à venir. Tout au contraire. Surtout à quelques mois du verdict.
Alors, oui, le sénat vient de basculer à gauche. Oui, pour reprendre les mots de François Hollande, c'est un "échec" pour Sarkosy. Et une première dans l'histoire de la 5ème république.
Mais souvenons-nous du Général et de cette petite phrase qui me fait toujours fait sourire : les Français sont des veaux. Et à coups de sondages médiamétrés, les tendances évoluent plus vite que les grandes opinions.
Enfin, moi, ce que j'en dis….

jeudi 22 septembre 2011

L'enfant, plus rentable et moins considéré que le coq..



Les combats de coq sont interdits à La Réunion. Pour d'obscures raisons de défense des droits des animaux. Mais en Angleterre, on autorise les combats d'enfants en cage. C'est tellement plus prosaïque!

L’organisation d’un combat «en cage» entre deux enfants devant un parterre d’adultes à Preston, dans le nord-ouest de l’Angleterre, a provoqué jeudi des réactions indignées, mais la police a estimé qu’il n’y avait rien d’illégal dans cette manifestation.
Deux enfants, de huit et neuf ans, qui s'écharpent sous les yeux fascinés des parents. Un spectacle pour 30 euros! 
Finalement, c'est vite plus rentable que les allocs…
Calculez un peu. Vous faites 4 enfants. Soit deux paires de combattants. Chaque week end, vous organisez deux combats. Soit 60 euros que vous multipliez par quatre. Semaines j'entends. Bon, là, vous rentrez juste dans vos frais : pansements, bétadine, doliprane, arnica…
Mais pensez un instant aux produits dérivés! Des figurines à l'image de vos combattants défigurées par la haine et maculées de sang… Des reproductions de tee-shirt arrachés de colère et imbibées d'hémoglobine… 
Moi je le dis tout haut puisque tout le monde le pense tout bas : il faut rentabiliser l'enfant. 
Et puisqu'on n'a plus le droit d'organiser dans sa cour des combats de coq pur jus, jetons-y nos marmailles, en pâture, et misons sur leurs plaies.
Enfin ce que j'en dis...

lundi 19 septembre 2011

DSK, masque de cire.

Dire que je l'attendais, cette apparition médiatique, est un euphémisme. Elle arrivait en un temps de crise où nous sommes davantage préoccupés par des soucis, voire problèmes bassement économiques. Mais on l'attendait s'exprimer. Pour en avoir le coeur net. 
Déception est un faible mot.


Non pas que je mettais outre espoir dans une entrevue médiatiquement évaluée, pesée et analysée bien avant son expression. Peut-être que, simplement, j'imaginais un homme à la hauteur de ses erreurs. Lesquelles selon moi n'étaient pas si répréhensibles. 
L'erreur est belle parce qu'elle reste humaine.
Simplement pour tout vous dire, l'image que j'ai "ressentie" hier soir ne correspondait pas à celle qu'un être en pleine tourmente peut donner, mais plutôt à l'icône clônée d'un personnage de musée Grévin. 
Un humain figé. Comme pétrifié. Engoncé dans une logique étrangère, comme expatriée, de toute humanité. 
Personnellement, ce ne sont pas des excuses que j'attendais, mais des traits de visage qui s'articuleraient pour montrer que décence, parfois, rime avec convenances. 
Or, celui que j'ai entendu répondre avec nonchalance, celui que j'ai entendu argumenter pour diminuer, amoindrir, digestionner, ne m'a pas convaincue. 
Non. Et pourtant, j'étais de celles, de ceux plutôt (considérant ma propension androgyne), à désirer comprendre comment un homme d'une intelligence, d'une culture, d'une sensibilité peu communes, pouvait en arriver à d'aussi pauvres histoires.
Las. lasse aussi. 
Demain, dès l'aube, je croirai en autre chose. Parce que nous autres, visages et coeurs, pourront toujours puiser dans nos histoires la force de ne jamais céder à l'amour du pouvoir.
Enfin, moi, ce que j'en pense....

lundi 12 septembre 2011

Le nucléaire aussi tue lentement...

Tchernobyl n'a pas dû causer suffisamment de dégâts.
Non seulement c'est une affaire classée depuis quelques jours, mais en plus, cet après midi, l'explosion  d'un four sur le site nucléaire de Marcoule dans le Gard a causé la mort d'une personne. 



Les conséquences sanitaires de Tchernobyl  : 25 années de procédure pour un non lieu malgré des centaines de victimes souffrant de cancers et de de maladies "radio-induites".  
Ne parlons pas des morts, ils se sont tus.
Aujourd'hui, dans le Gard, on ne compte qu'une personne décédée. 
Pour le moment. 
Un four de la centrale de Marcoule a explosé lors de la fusion de déchets métalliques. Quatre ouvriers ont été blessés, dont un grièvement.
Et le Commissariat à l'Energie Atomique de dédramatiser à la va vite l'événement en qualifiant "d'incident" cette nouvelle catastrophe. En ajoutant que, pour l'instant, "il n'y a ni rejet radiologique, ni chimique, à l'extérieur". Ce doit être la raison pour laquelle un périmètre de sécurité  a été installé…
Et s'il y en avait, des fuites, le CEA le crierait-il au travers des média? L'expérience montre que non. 
Car, c'est à souligner, les déchets en question sont bel et bien radioactifs. 
Faiblement nous dit-on. Le vent les portera… En contournant nos côtes, comme de bien entendu.
Enfin, moi, ce que j'en pense...

vendredi 9 septembre 2011

Présidentielles : cracher plus pour gagner. Plus.

Au rythme des échéances électives, la ronde des polémiques cadence sèchement les débats. D’opinion s’il en est. L’affaire Strauss Khan a bruyamment résonné en première partie. Mais les échos à droite comme à gauche continuent de faire scandale.



Gagner une élection n’est plus fonction de son potentiel à conquérir les voix, encore moins d’un quelconque talent ou même d’une ambition à redorer le blason de nos sociétés.
Non.  Remporter un mandat s’obtient en écrasant avec (ou sans) majesté ses alliés comme ses concurrents.
L’affaire DSK avait cruellement donné le ton. Et ce n’était qu’un prélude. Les partitions ne manquent pas pour s’essuyer les pieds. Et la symphonie devient cacophonie de coups bas, de croche pieds et autres trahisons. Sans bémol.

Charon qui sort l’atout sénatorial contre Jouanno, à droite. Pas très joli. Un manque d’élégance inscrit sur les partitions de gauche également. Ségolène Royal ce matin reprochait à son ancien amant de ne rien avoir jamais réalisé pour la France. Quant à Martine Aubry , «sa seule expérience électorale, c’est une législative perdue en 2002».
Passons sous silence la mise en examen de Guérini, elle soulage pour un temps une Droite affaiblie tout en sapant le moral des Roses encombrés dans leur Primaire.
Ah, la belle idée du Rassemblement. Un concept oublié. Enterré. Jeté aux orties au profit de l’intérêt individuel. Il ne s’agit plus de faire gagner un parti, un courant d’idées voire des idéologies mais de gagner, tout court. Avec, ou sans programme. Mais surtout contre. L’autre.
Mais vous savez ce que j’en pense.

mercredi 17 août 2011

Légiférer sur l'euthanasie pour responsabiliser la société?

Un médecin mis en examen pour suicide assisté. Le docteur Bonnemaison est poursuivi pour empoisonnement après le décès de quatre patients en fin de vie. 
Monumentale hypocrisie. Comment peut-on encore pénaliser ceux dont le métier consiste précisément à faciliter le passage vers l'au-delà?


Bien sûr que le débat attire polémique. Bien sûr qu'il faut jongler avec les termes quand on aborde l'euthanasie. Bien sûr que nous devons rester attentifs pour ne pas légaliser trop facilement une pratique qui risquerait d'arranger bien des héritiers.
Mais nous devons aussi dénoncer l'absurde hypocrisie qui entoure le problème. L'accompagnement à la mort dans les établissements spécialisés ne date pas d'hier et se pratique quotidiennement dans la plus stricte intimité. 
Et puisqu'aucun cadre juridique ne vient sécuriser les professionnels, ces derniers sont les seuls à prendre les responsabilités. Avec la famille. 
Comment juger de l'opportunité d'une euthanasie? L'âge, le degré de souffrance et beaucoup d'autres facteurs, je suppose, qui mettent en exergue la nécessité d'en finir. Et ça se passe ainsi depuis la nuit des temps. 
Davantage de morphine pour annihiler la douleur. Puis la mort survient. 
Empoisonnement selon le procureur. Et la vie alors? Ne devient-elle pas venin lorsque le corps démissionne? 
Le docteur Bonnemaison, je ne ferai pas de mauvais jeu de mot, ça n'en vaut pas la chandelle, paie cher le prix de l'ignorance. Hier, le parquet qui avait requis le placement en détention du médecin urgentiste, a fait appel de sa remise en liberté. Une honte.
Mais évidemment, moi, ce que j'en pense...

jeudi 30 juin 2011

Aux chiottes le PQ!

Il fallait un cerveau de femme pour inventer pareil produit de consommation : le premier rouleau de PQ entièrement biodégradable. Tube en carton compris. Vingt et un siècles de réflexion vous contemplent…



Oui parce qu'avant Jésus Christ, y'avait pas de pq. On se torchait à la diable et les poubelles jaunes ne débordaient pas de cartonnades inutiles.
Le tri sélectif a créé bien des conflits au sein des couples et des foyers. 
A-t-on déjà vu un homme ressortir des gogues consciencieusement muni des tubes de carton à jeter aux ordures? 
Non. Au mieux utilise-t-il la dernière feuille après son café et ressort en sifflottant négligemment. Vous passez derrière, nettoyez la cuvette, tirez la chasse d'eau et vous asseyez enfin.
 Mhhhhhmmmm (délectation). 
Ahhhhhrgh (indignation). 
Vous ressortez (ridiculisation) la culotte aux chaussures, boitillant maladroitement, chercher Libé ou Midi Libre. 
Avant de réintégrer claudiquant votre repère (soulagement).
Ainsi donc, Lotus a pensé à nous, les femmes. Les mères.  Voici venu l'aquatube entièrement biodégradable, décomposable et écologique. 
Seulement ça soulève une problématique…. Disons qu'il m'est parfois arrivé, oh de manière fort exceptionnelle, de rattraper une goutte avec le dit tube dépouillé. Ce ne sera plus possible au risque de voir se déliter le carton sous mes doigts empressés.
Enfin moi, ce que j'en dis...

La pastèque frappée du pépin

L'été s'invite pour quelques mois, on rêve d'une plage sans sable. D'une mer sans sel. D'un soleil sans UV. Et bien entendu, de pastèque sans pépin… 


Bon, on choisit pas encore la couleur de sa chair mais le fruit se vend mieux sans petites graines et les chercheurs assurent qu'aucune manipulation génétique n'a été nécessaire pour créer cette nouvelle variété.
Hybride. Le mot est à la mode. Les voitures, les deux roues et maintenant, les pastèques. 
Si c'est pas beau, la technologie! Vive la recherche quand elle est aussi utile. Produire de l'eau en Afrique équatoriale n'intéresse par nos scientifiques mais créer une pastèque sans pépin, ça, ça fait recette. Puis faut dire, un fruit sans fécondation, c'est forcément très sain.
Sauf qu'à trop vouloir lisser la vie, ils en oublient l'essentiel. Sans graine, la pastèque risque de voir bien vite son règne s'assécher.
Mais ça, les Américains à qui on doit la trouvaille n'y ont sans doute pas pensé. Normal. Faut un cerveau doté de deux hémisphères pour enclencher une réflexion.
En attendant, la mutante envahit les rayons et rencontre un franc succès. Bon. 
On attend le tour du melon. Sauf qu'on aura plus le trou pour remplir de porto. Ce serait ballot. 
Enfin ce que j'en pense….

dimanche 26 juin 2011

A gauche, la voie royale…

Manquait plus que ça. Après les déboires de DSK, on s'attendait à reprendre un second souffle. Que nenni! Voilà Ségolène candidate à la primaire. On n'est pas dans la merde...



Je garde un souvenir ému de Ségolène. 
Royalement désastreuse dans son débat télévisé face à Cosy-Cosy avant le second tour. Des one men shows qu'on aimerait oublier mais qui vous reviennent à la tronche lorsque les échéances se précisent. 
En l'occurrence, à défaut de faire sans, les voilà revenus, nos zéros franchouillards. 
J'ai nommé, à droite, Nico, l'immigré qui ne se relèvera de sa situation d'étranger que quand il aura foutu tous les autres dehors et Ségo, dans son bateau, tel Noé sauvant le monde mais sans la bible pour lui apporter crédit. 
Hissého. Santiaââno.
On est mal. Français, je vous le dis. On est mal.
Ségo quand elle cause dans le poste, c'est un peu l'errance avec ce qu'il faut de fausses notes pour que même les abrutis se trompent de portée.
Sarko, c'est tant de mauvaise foi et tant de dédain pour la France que même mon Chichi en fait des cauchemars la nuit. Et Bernadette aussi.
Et l'on se demandera, avec tout plein de bonne foi, pourquoi les Français vont voter Marine au premier tour. Peut-être même au second. Faudra pas leur jeter la pierre. Ni la première, ni celle qui achèvera notre jolie République.
Enfin, moi, vous savez ce que j'en pense.

samedi 25 juin 2011

Les commerçants réunionnais se font enfumer...

C'était un dernier bout de France libre. Une île de liberté. Un bout de paradis. La Réunion s'aligne sur la rigidité européenne. On ne pourra plus acheter de cigarettes chez le Chinois du coin.



Dix ans de ma vie sont restés là-bas. Le souvenir des bouchons combava arrosés de mauvais pif. Les cigarettes beaucoup moins chères. 
Quitte à mourir lentement, autant dépenser moins… 
La chaleur des camions bars, des poulets-poussière et de la Dodo. 
Mon île de la Réunion qui chaque année s'approche un peu plus près du panthéon de la connerie européenne. Développer. Uniformiser. Ma pauvre île. On t'a défigurée.
Puis voilà qu'une des dernières singularités qu'on aimait trouver là-bas disparaît. Il faudra désormais acheter sa drogue dans des officines attitrées. 
Je passe sur l'absurdité d'un amendement censé nous préserver de nous-mêmes. L'avantage, avec la bêtise, c'est qu'elle est universelle et affiche une sacré tendance à gagner du terrain sur nos libertés. Et c'est un cancer pour la société.
Je m'arrête sur les retombées catastrophiques pour les commerçants qui vont perdre jusqu'à 50% de leur chiffre d'affaire au nom d'un obscur objectif de santé publique.
Et si l'économie souterraine de mon île croisse encore un peu plus au mois d'août prochain, il ne faudra juste pas prendre un air étonné.
Enfin, moi, ce que j'en dis.

mercredi 22 juin 2011

L'élève Ducobu, mention très chouette.

Une fois n'est pas coutume et il ne faudrait pas s'y habituer, je considère mon clavier d'un air conciliant. 
Non je n'ai pas bu, je ne suis pas amoureuse, juste heureuse d'être allée au cinéma. Mes zygomatiques s'en souviendront. L'élève Ducobu m'a fait rire, à gorge déployée encore. 



Elie Semoun, merci. 
Plusieurs fois, vous m'avez agacée, irritée par vos tons tonitruants de cochon qu'on égorge. Très souvent j'ai eu, je l'avoue, l'envie pressante de vous en retourner une. Mais cette fois, chapeau bas Elie Semoun. Des monsieur Latouche, j'en redemande à la louche. 
Oh, je n'irais pas jusqu'à dire que vous étiez parfait dans le rôle. C'est plus fort que vous, faut pousser dans les aigus. Mais l'un dans l'autre, vous avez su être drôle. Percutant. Poignant. Presque vrai.
Les comédies française sorties du "dîner de cons" ont tendance à pousser mes nerfs au paroxysme de l'exaspération. Celles qui nous viennent des States avec des Jim Carrey grimaçants me glacent les sangs. 
L'élève Ducobu m'a juste fait rire. Et c'est énorme. 
En même temps comme dirait mon Pirate préféré (les lecteurs avertis comprendront…), en même temps disais-je, je revenais de loin. Un mercredi pluvieux comme celui d'aujourd'hui, m'avait trouvée dans cette même salle sombre pour "Titeuf". Rage, désespoir et vieillesse ennemie… N'avais-je donc tant vécu que pour cette infamie? Fade, glauque, triste et pas loin du vulgaire. Pauvreté caractérisée et caractéristique d'un mauvais dessinateur en quête de notoriété à redorer. Las le blason… Casse toi pov con. Capucine, pas six ans, s'ennuyait si fermement que j'ai compté trois allers-retours aux gogues.
Alors vous comprenez mon angoisse, ce matin, lorsque trois petites voix m'ont demandé : "s'il te plaît, dessine nous un ciné."
Un cornet de popcorn plus tard et j'ai senti l'effet "scénario en béton" agir. Sans parler des acteurs. Excellents. Des enfants justes, naturels et hilarants. Alors voilà, j'en pense du bien. On ne m'y reprendra pas souvent. C'est barbant d'écrire des choses gentilles. Et bien plus compliqué que de cracher dans la soupe.
M'enfin, moi, ce que j'en dis. 

vendredi 10 juin 2011

Une graine dans le fion fait moins mal qu'un concombre….

Des graines germées à l'origine de la bactérie meurtrière. C'est pas plus compliqué que ça et ça rassure les carnivores dont je suis. Dans le même temps, en Espagne, c'est la mouise et tout le monde s'en cogne le coquillard…



Le bio est une mode formidable. Quand les fumeurs sont promis à une mort lente et douloureuse, les bobos, eux, sont assurés d'un aller rapide pour le paradis. Quelques graines de tournesol, de haricot ou de soja germées pour décorer la salade et hop, une tite visite à Saint-Pierre sans espoir de retour. Après les farines animales, place au cyanure végétal. Les temps changent ma bonne dame, on se sait plus à quelle bouffe se vouer.
Dans le même temps, les agriculteurs espagnols paient cher la note de la précipitation belge. Le 26 mai dernier, Bruxelles et sa commission européenne, instance sérieuse s'il en est, alertaient les médias d'une mystérieuse contamination via les concombres andalous. Un pays déjà sévèrement touché par la crise, l'euro et j'en passe. Du jour au lendemain, les consommateurs du monde entier ont boudé les produits espagnols. Une perte évaluée à 200 millions d'euros hebdomadaire. Une catastrophe. Car même innocenté, le cucurbitacé espagnol continue d'effrayer. 
Et qui va payer l'ardoise? Les responsables sont nombreux, il s'agira de définir leurs responsabilités pour aider nos voisins. L'entreprise suisse qui commercialise les fameuses graines, la commission européenne, nos propres instances politiques et jusqu'aux médias qui se sont engouffrés avec délectation dans la brèche…
Mais ça, c'est une autre histoire. Aujourd'hui que nous autres sommes vraiment soulagés de voir identifiée la fameuse bactérie, gageons que les agriculteurs castillans seront bien vite renvoyés à leur production, avec perte et sans profits. Sans graine pour subsister jusqu'à la saison prochaine.
Enfin, moi, ce que j'en pense...