dimanche 29 août 2010

So fresh!



Le panthéon de Georges Frêche possède une qualité, et non des moindres! Elle place le Languedoc Roussillon en tête des régions dont on parle le plus ces derniers temps. N’en déplaise à Hélène Mandroux, le goût de la provoc’ du Président de Région fait la Une des médias, même étrangers.
Alors bien sûr, ses détracteurs ont la vie facile... Il en faut, du culot, pour confronter Churchill, Roosvelt, De Gaulle ou Jaurès à Mao Zédong et Lénine! Encore qu’on a eu chaud, le «roi de Septimanie» a résisté au défi d’ériger Staline aux côtés des Grands. Dans un brusque, mais court moment de lucidité, Jojo a déclaré: «c’est trop tôt, on le considère encore comme le boucher de l’Europe». Sic! 
Bon, on va faire court sur les polémiques. Ceux qui s’étranglent de colère. Ceux qui rient dans leur barbe. Ceux qui restent ébahis, voire pétrifiés en tout cas décontenancés. Ceux qui s’en tamponnent le coquillard et ce ne sont pas les plus crétins. 
Car quoi? Quel est le but recherche par ce mégalomane averti? «On va venir de partout pour les voir. Ce sera un lieu d’attraction extraodinaire». Certes.
Mais là, je pose deux bémols...
Pourquoi ne pas avoir ériger la polémique au centre de la place de la Comédie? N’auraient-elles pas été fières, ces cariatides de bronze, dans le centre historique de Montpellier? 
Et surtout, quelles sont les motivations du choix final d’Odysseum, centre commercial de plein air qui affiche un bilan financier mitigé?
Je vous laisse le loisir d’arbitrer.
De toutes les façons, moi, ce que j’en dis....

jeudi 26 août 2010

Mieux vaut être français, blanc et avoir des enfants scolarisés...





C’est l’histoire d’un mec, pas drôle. Un peu dictatorial. Un mec qui glisse souvent sur plein de peaux de bananes. Un type qui parle avant de réfléchir. Même quand il réfléchit, d’ailleurs, il accumule les boulettes. Un con. Votre voisin. Le mien. 
Le problème avec les cons, c’est quand on leur donne le pouvoir. Alors ils deviennent super cons. L’Histoire nous en a fourni quelques exemples. Un notamment. 
Le mec dont je vous parle, il préside un tout petit pays qui se targue d’avoir gratifié les hommes d’une constitution unique qui fait de chacun d’eux un être à part entière. Libre, égal aux autres. 
Avant lui, il y a eu d’autres cons à la tête de cette nation. Mais aucun n’avait tenté de se proclamer au dessus des lois. Notre con à nous, si. Un con à cheval sur Louis 16 et Napoléon. Toute ressemblance....
Le mec, donc, y voulait nettoyer la France au karchër. Comme il ne se trouvait pas assez con, il s’est dit qu’en éradiquant la racaille, sa cour le remercierait. Et puisque ça ne marchait toujours pas, notre con a réfléchi, réfléchi. Sa bêtise enflait, enflait tandis que sa côte chutait, chutait. Même son petit fou du roi (pas Bern, entendons-nous bien...) ne parvenait plus à lui maintenir la tête hors de l’eau.
Euréka! s’exclama-t-il alors en assistant, incrédule, à l’acte de bravoure d’un flic flinguant un gitan, un romano, un rom, un bohémien, un nomade, un tsigane, une merde quoi. 
Or donc, j’ai trouvé! Cette race là, personne n’en veut, sauf éventuellement aux Saintes-Maries-de-la mer au mois de mai. Sous surveillance. Et pour les touristes. 
C’est drôle, l’Histoire leur avait déjà fait un sort. Voilà que ça recommence. Je serais juive, j’aurais comme une vague trouille dans le ventre. Ou lesbienne. Ou les deux.
Enfin, moi, ce que j’en dis...

Un reborn sur la cheminée...

C'est nouveau, c'est con, ça ne sert à rien et c'est vaguement glauque... Le reborn pointe le bout de son nez. Quésako? Un poupon aux traits si fins, aux membres si délicats, aux vêtements si soignés qu'on le penserait vivant. L'avantage, il ne braille pas, ne pisse pas, et ne coûte que 400 euros.

Vous avez connu le Tamagochi? Ce petit gadget électronique en forme de porte clé qu'il fallait nourrir, amuser, sociabiliser et bercer pour qu'il cesse de biper... Un lien, un fil à la patte, une dépendance dont les ados se sont entiché. Certains enterrant même leur défunt cadran...
Le concept date d'approximativement trente ans. Il est apparu avec les Furby, sortes de Gremlins interactifs que l'on pouvait connecter entre eux bien avant le bluetoooth. Et qui vagissaient en entendant le son d'une voix humaine.
On ne vous parle pas, bien entendu, des applications Facebook vouées à nourrir, qui un poisson rouge virtuel, qui un perroquet brailleur.
Mais tout ça n'est rien comparé aux "reborns". C'est nouveau, ça nous vient des States, bien entendu. Et c'est particulièrement inintéressant. Ces poupées hyperréalistes ont vu le jour outre-atlantique dans les années 90 et envahissent aujourd'hui le net.
Un créneau en or pour leurs génitricess, dont les doigts de fée parviennent à créer une totale illusion; une mine d'or pour les psy qui vont devoir séparer le bon grain de l'ivraie.
Car quoi! Qui achète ces "reborns", littéralement, "re-nés"... Des femmes en manque de fertilité? Des mamans dont les enfants ont déserté le foyer? Admirable enquête dans Libé du 25 août où l'on lit le témoignage de Carine Miloche, collectionneuse belge: "un de mes enfants est décédé en bas âge. J'ai eu l'idée de commander un poupon à son image, puis j'ai eu peur de raviver toutes les souffrances de cette période, et j'ai renoncé." Froid dans le dos....
Sinon, ya la taxidermie...
"Ceci n'est pas un bébé" titre Libé sous une photo d'un parfait "reborn" souriant, propre sur lui, vautré sur le canapé. Un nouvel objet de déco? Un nouvel art? Des bébés parfaits, lisses et taiseux. Sans tare apparente, ils se taisent. Le rêve américain.
Sauf à réveiller de sacrés pulsions chez celles qui n'ont pas enfanté, pas encore ou pas du tout. Celles qui ne parviennent pas à faire leur deuil d'un vrai bébé.
Celles qui s'ennuient aussi.
Jusqu'à une époque relativement récente, il existait une manière moins tordue de combler ses vides: le chien. Cet animal à quatre pattes résolument affectueux qui vous laissait des poils un peu partout et occasionnellement des flaques. Morts, certains se retrouvaient empaillés sur la cheminée pour continuer à fixer la télé de leurs yeux mouillés. La taxidermie, avec les vrais bébés, c'est moins pratique ça fait mauvais genre. On se gardera du parallèle facile avec les congélateurs et l'usage que l'on peut en faire.  Mais on continuera à s'interroger sur la régression d'une partie de la société.
Enfin, moi, ce que j'en dis...