mercredi 1 décembre 2010

Le femme, un animal soumis?

Audrey Pulvar suspendue d’antenne. La belle affaire. 
Quoi? La journaliste devrait quitter son poste parce qu’elle entretient une relation amoureuse avec Montebourg? En filigrane, elle est un perroquet sans âme utilisée par le socialiste pour recueillir un nouvel électorat?
Foutaises...
Ni putes, ni soumises, posons-nous la question...
Bon je sais, le débat n’est pas nouveau. Ces journalistes privées d’antenne parce qu’ils fricotent avec un politique. C’est récurrent. Mais c’est très agaçant.
Pourquoi? Parce que lorsque l’on assume la présentation d’un journal, on n’en définit pas la ligne éditoriale. On se contente d’ordonner et d’enchaîner les sujets écrits et réalisés par des reporters envoyés sur le terrain. Et personne ne s’occupe de savoir avec qui les reporters couchent...
Le journaliste n’est pas un leader politique tentant, en conférence de rédaction, d’entraîner ses confrères dans une litanie de propos engagés. Une équipe rédactionnelle se creuse le ciboulot à déterrer l’info, à la traiter du mieux qu’elle peut pour présenter au final un produit que le téléspectateur regardera avec sérieux, et distance. 
Audrey Pulvar est une femme. A-t-elle un cerveau? Visiblement pas. A en croire ceux qui la mettent à l’écart. Serait-elle devenue chargée de communication d’un Arnaud de Montebourg l’utilisant malgré elle? 
N’a-t-elle pas le recul suffisant pour différencier son traversin de son micro? Mais pour qui nous prend-on?
Aurait-elle été privée d’antenne si elle couchait avec un procureur, un responsable syndical? Certes non.
Enfin moi, ce que j’en pense, c’est que la prochaine fois, mieux vaut qu’elle se tape nageur professionnel, ça fera moins de vagues.
Ou un dentiste, pour en prendre moins dans les gencives

samedi 27 novembre 2010

On oublie les Roms...

Blanchie par le parquet. La circulaire anti-roms du 5 août dernier a été déboutée par le procureur de la République. Dans une indifférence quasi générale. La polémique ne fait plus recette...
La circulaire prévoyait l’évacuation de 300 campements ou implantations illicites, en priorité ceux des Roms. Un «en priorité» particulièrement humiliant au pays des droits de l’homme, mais qu’importe...
La Ligue des droits de l’homme et le Gisti, groupe d’informations et de soutien des immigrés avaient déposé plainte pour discrimination, atteinte à la liberté individuelle et mise en échec de l’exécution de la loi. 
Des infractions que ne reconnaît pas le parquet.
Dans le même temps, et dans le plus grand silence, les démantèlements de camps se poursuivent hors caméra. Les médias ont oublié les roms au profit du gouvernement Fillion 3. 
Officiellement, plus aucun discours politique ne vient étayer la polémique. Et dans Libé ce matin, l’info titre en page 11... 
De là à dire que tout le monde s’en fout, il n’y a qu’un pas à franchir. 
La Halde elle-même, Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité, ne s’est pas exprimée après le jugement. 
Et même si les associations envisagent de relancer des poursuites en se constituant parties civiles, on imagine mal le dossier avancer dans le bon sens, le sens commun, le sens humain.
Mais bien entendu, ce que j’en pense...

samedi 6 novembre 2010

Des macchabées en ligne!

On a trouvé mieux que les Reborn! 
Le cadavre plastiné obtient un certain succès en Allemagne... Au point qu’on les trouve maintenant sur internet. 
Le Dr Von Hagen, dit la Mort, désacralise le corps et le met aux enchères!
On connaissait l’homme pour ses prouesses techniques. 
Le Dr Von Hagen s’est fait remarqué du monde médical lorsqu’il a mis au point une technique de conservation des tissus humains: la plastination. 
De là à en construire un art, Dr la Mort a franchi le pas en 1990 avec son expo «Le monde des corps». 30 millions de visiteurs, quand même!
Des cadavres en situation, jouant aux échecs, faisant l’amour, un écorché de femme enceinte, des appareils génitaux d’humains et d’animaux... 
Pas inintéressant et surtout, le débat est lancé: le corps humain perd de son sacré. Immédiate réaction des Eglises qui s’offusquent du macabre et de la perversité de l’homme. Qui n’en n’a cure et vient de franchir un nouveau pas, celui de la commercialisation de ses oeuvres. 
C’est sur Internet que l’on fait son choix. Comptez 800 euros pour un crâne humain. Mais on peut opter pour ce ravissant collier de tranches de pénis et de testicules. 
Et encore, on a évité le pire, Dr la Mort souhaitait plastiné Mickael Jackson aux côtés de son chimpanzé...
Sur la démarche, moi, ce que j’en dis, c’est pourquoi pas. 
Là où le bas blesse, c’est derrière le rideau rouge. Dans l’usine de l’artiste funèbre. D’où viennent les corps? Dernièrement, le magazine  Der Spiegel tenait une piste sérieuse, qui n’a pas abouti faute d’enquête: les macchabées seraient des condamnés à mort chinois. 
Le contrôle est pour l’heure quasi inexistant. Et là, on peut prendre peur. 
Peur que l’Allemagne devienne une sorte de plaque tournante du commerce de cadavres...
Enfin moi, ce que j’en dis...

mardi 26 octobre 2010

Frêche: mort d'un couillu

Avec Georges Frêche, la région Languedoc Roussillon perd plus que son Président de Région, un homme politique provocateur et visionnaire qui, quoi qu'on en dise, a énormément oeuvré pour Montpellier et son agglomération


Alors bien sûr, on va pas vous la faire mielleuse. La presse s'en charge. Et il est d'ailleurs hilarant de constater que ceux qui en disait du mal se fendent aujourd'hui d'épitaphes dithyrambiques. Martine Aubry la première qui jouait il y a peu dans l'équipe anti-Frêche, n'hésitant pas à bouter l'homme hors du ps, se fend hier dans Libé de compliments flatteurs quand on aurait aimer qu'elle se la boucle. Plus discrète, Hélène Mandroux, maire de Montpellier, se fait taiseuse sur le coup mais on attend avec amusement quelque réaction dans les jours à venir. Notamment à l'heure des obsèques.
"Il laissera une trace" titrait hier mon quotidien préféré. 
Oui. Grossier à ses heures, n'hésitant pas à traiter ses électeurs de cons, déplorant la gueule pas catho de Fabius ou se plaignant du nombre de blacks au sein de l'équipe de France de football, il restera aussi celui qui a transformé Montpellier en une riche et agglomération de 320 000 habitants. 
Provocateur? Oui, mais d'une incroyable finesse malgré un côté gros doigts. Le coup des statues érigées à Odysseum a d'un coup relancé les affaire d'un centre commercial en mal de consommateurs en attirant des touristes venus du monde entier voir à quel point Mao et Churchill semblent unis dans l'immobilité.
Diplômé ès "phrases qui tuent", l'homme, personnellement, me faisait beaucoup rire. Particulièrement en avril 2005 lorsqu'il déclara à propos de l'élection du pape Benoît XVI: "j'espère qu'il sera meilleur que l'autre abruti. Celui-là, on le jugera sur le mariage des prêtres et la capote". Dire tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas, c'était lui. Le dernier couillu de la politique française est mort. Et au vu des requins qui lorgnent déjà sur son royaume, on se prépare pas des jours pas rigolos en Septimanie. Le roi est mort. Vive le roi? Pas si sûr.
Enfin moi, ce qu'en j'en dis….

vendredi 15 octobre 2010

Grandir pour mieux mourir



Trente ans de procédure et puis quoi? Des enfants morts de la maladie de Creutzfeldt-Jacob dans une indifférence médicale quasi totale.
Le procès en appel de l'hormone de croissance tourne à l'ineptie. 
Avec toujours ce refus de la part des prévenus d'accepter leur part de responsabilité.


Des médecins coupables d'avoir su. Des prévenus ignorant toute clause de conscience. 
Des parents d'enfants morts, dignes mais effondrés. 
L'institut Pasteur directement mis en cause. Qui s'en soucie aujourd'hui? 
Quelques lignes dans Libé en marge de grèves toujours plus intenses et pourtant. 
Pourtant comment ne pas hurler devant la douleur des familles? Devant la dureté du corps médical? 
Dès 1979, le Dr Montagnier  soulignait les risques encourus à prélever n'importe quelle hypophyse sans analyse préalable. 
En 1980, le même Nobel de Médecine évoquait avec insistance le risque de maladie de la vache folle. 
Mais le professeur Dray et le Dr Mugnier ont poursuivi leurs prélèvements, en signant même des chèques en blanc aux garçons de salle chargés du sale boulot. 
Entre cinq et trente cinq francs la mort d'un gamin.
Là, moi, j'en reste les bras ballants. Sans rien à ajouter. 
Mais vous savez ce que j'en pense…

jeudi 14 octobre 2010

Le destin funèbre de Juppé

Alain Juppé n’en manque pas une. Ou c’est Qu’Alzheimer le guette. Le maire de Bordeaux jouait gros en 2008 en promettant de tout donner à sa ville et voilà que Libé nous le présente en ministrable...

C’est le problème avec les délinquants politiques (pléonasme?). Il n’ont pas de parole, juste de l’opportunisme à revendre. 
Alain Juppé tâcle ses électeurs en confirmant ses espoirs «Oui, je n’exclue pas de monter sur le Titanic». Sombre destin.
On se souvient d’un homme, larmoyant pour retrouver sa mairie, pleurant qu’on le laisse s’occuper des affaires communales. Le voilà ce matin rejetant son «intérêt personnel» au profit du «général».  
Que c’est beau. Comme c’est généreux. 
Pas sûr que les Bordelais l’entendent de cette oreille. Sont gentils dans le Sud, mais on les prend pas forcément trois fois pour des cons (pardon maman).
Quand on a de l’ambition, faut savoir manger sur la tête des autres. Sarko s’étant lestement servi, restent quelques miettes à dispatcher aux parias. Juppé mange à tous les rateliers, pourquoi se priverait-t-il de l’os offert par le Président? 
Des ministrables crédibles, il n’y en a plus beaucoup. 
Pas mal grillé ses jokers, le Sarko. Alors Juppé en guest star, ça peut le faire. 
Si les Français ont la mémoire aussi courte qu’on le dit. 
Ou s’ils sont vraiment des veaux.
Sur un malentendu, ça peut marcher.
Enfin, moi, ce que j’en pense....

vendredi 1 octobre 2010

Au secours, Liliane Bettencourt! Johnny a besoin d'un peu de foin….



Il est de ces feuilletons médiatiques qui tiennent en haleine même les lecteurs de Libé! (1er octobre 2010)
Des nouvelles de Johnny, ça ne laisse jamais froid, surtout quand on rembobine l'épisode "mon nernie discale qu'elle est à moi".
Teaser sur le premier chapitre: 
 26 novembre 2009, le désormais célèbre malgré lui Dr Delajoux opère l'icône, sans bavure. Le lendemain, le border line au caractère de feu prend l'avion pour Los-Angeles où il est accueilli sur une civière. Complications. Coma artificiel. Tournée annulée. Le neuro-chirurgien et par ailleurs amant de la fille de la star (suivez, suivez…) en prend plein la frimousse tandis que sa douce tente de trouver un raccourci pour le paradis. 
Scandale, stupeur, désespoir. Rideau sur le premier volet de la trilogie.
Menu DVD, cliquez chapitre II. "Les suites judiciaires". 
C'est long, c'est chiant, ça sue le conflit d'intérêt et le pognon. Quand au bout de longs mois procéduriers, l'expertise lève le voile: une opération dans les règles de l'art. Mais le Dr Delajoux n'aurait visiblement pas préconiser un alitement de 48 heures. Faute professionnelle ou soudaine surdité de la star? Les pronostics vont bon train.
Chapitre III: "Liliane à la rescousse?"
Allez, on vous la fais courte parce qu'on ne connaît pas la chute. Mais la série s'achèvera sur une débâcle financière: des centaines de millions d'euros de manque à gagner. Liliane Bettencourt en guest star, ça le fait?
Enfin moi, ce que j'en dis….